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Un regard par Agnès Izrine
Un regard par Agnès Izrine

À contempler la programmation de cette 9e édition de Danse l’Afrique danse !, on mesure l’étendue du chemin parcouru depuis la création de cette manifestation par la France, en 1995 à Luanda, capitale d’un Angola tout juste remis d’une sanglante guerre civile. Les créations proposées par les compagnies aujourd’hui forment un vrai paysage chorégraphique africain, aussi riche, aussi diversifié que l’est celui de la scène européenne contemporaine. Leurs seules différences restent peut-être la rapidité avec laquelle les artistes africains ont capté et intégré toutes sortes de modèles et de formes esthétiques, et le désir et l’urgence à s’exprimer dont ils font preuve dans chacune de leurs créations originales où la nécessité fait loi. Constatant à quel point les artistes et les compagnies avaient évolué au fil de ces manifestations, il a semblé évident que la forme concours, qui avait présidé à ces Rencontres chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan indien jusque là, devait être abandonnée pour cette neuvième édition.

C’est donc, pour la première fois, sous la forme d’un festival de danse Panafricain qu’aura lieu Danse l’Afrique danse ! en Afrique du Sud, où l’on pourra regarder quarante quatre pièces chorégraphiques issues de quinze pays différents. L’absence de compétition a profondément modifié la nature de la sélection, des formats et des oeuvres présentées. Pour autant, ce ne sera pas un festival comme un autre, une programmation qui se contenterait d’aligner le meilleur de la danse contemporaine africaine, mais plutôt un état des lieux de la danse en Afrique aujourd’hui, à l’instant même où se déroule ce rendez-vous devenu incontournable. Danse l’Afrique danse ! se déclinera selon trois axes. Le premier consistera à revenir sur les artistes qui ont traversé l’histoire de cette biennale. Certains ont été lauréats, d’autres ne l’ont jamais été mais ont présenté des pièces si fortes qu’elles sont restées gravées dans nos souvenirs. Il paraissait essentiel de montrer leurs dernières oeuvres, témoins de leur évolution chorégraphique.

Le deuxième se devait de présenter un large panorama de la danse sud-africaine contemporaine, la biennale se déroulant pour la première fois de son histoire (après Madagascar, la Tunisie et le Mali) dans ce pays déjà extraordinairement riche d’artistes de talent, y compris en matière chorégraphique. Le troisième s’attache à faire découvrir les jeunes artistes émergents, afin qu’ils puissent confronter leur travail aux regards d’autres artistes et de professionnels de la programmation ou de la presse et s’enrichir de ces rencontres.

Enfin, Danse l’Afrique danse ! s’inscrivant dans le cadre de la Saison de la France en Afrique du Sud, il a paru capital que les deux pays combinent leurs efforts pour que Danse l’Afrique danse ! se déroule à Johannesbourg et Soweto. La biennale investira des lieux divers tels que le Soweto Theatre (un nouveau complexe culturel construit dans un ambitieux plan de développement du quartier de Soweto à Johannesbourg), le Wits Theatre, la Dance Factory ou encore le Market Theatre, lieux emblématiques de la diffusion de la danse en Afrique du Sud, au coeur de Newtown, quartier historique de Johannesburg.

Agnès Izrine, Rédactrice en chef de Danser

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